18 mois ont été requis à l'encontre du gardien de Salon qui se disait menacé
Dans les prétoires, il n'est pas un jour sans une affaire de "parloir". Un détenu, ou un proche, pincé lors d'une visite en prison avec un objet interdit plus ou moins dissimulé, qui se trouve ainsi poursuivi devant le tribunal correctionnel.
À chaque fois ou presque, l'explication est la même : des menaces, le plus souvent de la part de codétenus, qui poussent les personnes à enfreindre la loi et risquer la prison à leur tour, sinon une peine prolongée outre un passage en quartier disciplinaire.
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Mais dans ce flux presque ininterrompu de prévenus, en ce premier jour de printemps, Jean-Luc détone. Nuque longue et pull de Noël, l'homme de 52 ans est un ancien gardien de prison. Enfin presque, mis a pied depuis les faits, qui remontent à 5 ans, le quinquagénaire est désormais agent d'entretien contractuel, employé pour la région. Mais techniquement, il reste lié à l'administration pénitentiaire, qu'il a rejointe il y a plus de 20 ans.
Il a passé 6 mois derrière les barreaux
Après ce jour d'avril 2014, où il a été pris lors d'un contrôle à l'entrée de la prison de Salon-de-Provence avec un téléphone portable dissimulé dans sa ceinture, Jean-Luc est passé de "l'autre côté".
Placé en détention provisoire, il a passé 6 mois derrière les barreaux à Toulon, avant d'être laissé sous contrôle judiciaire. Lors des perquisitions, une ceinture similaire et un autre téléphone ont été retrouvés, laissant penser aux enquêteurs que leur suspect n'en était pas à son dernier fait.
"Quand on est surveillant, on se doit d'être d'une honnêteté exemplaire", tance la présidente du tribunal, Emmanuelle de Rosa. Mais l'ex-maton a une explication et elle ne diffère guère des détenus dont il avait la charge lorsqu'ils sont pris avec du shit dans les semelles au retour du parloir : il dit avoir été menacé à l'extérieur par des gens qu'il ne connaissait pas.
"Je gagnais 3000€ par mois, ce n'était pas l'argent, mais j'ai eu beaucoup de problèmes quand j'étais à Luynes, ça m'a poursuivi à Salon, alors quand ces deux personnes m'ont menacé, moi et ma fille, j'ai cédé...
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